Rome a sombré parce que les dirigeants de l’époque n’ont pas voulu admettre le changement de paradigme qui s’imposait malgré eux : la fin de la main d’œuvre gratuite (l’esclavage).

Ce changement a été induit notamment par le développement de Rome. Devenu top complexe au regard des technologies de communication et de transport de l’époque, il est devenu nécessaire de faire travailler une quantité toujours croissante de gens sachant lire et écrire.

Or l’aptitude à lire et écrire n’est pas simplement héréditaire et encore moins un don spécifique des classe privilégiées. Il faut de bonnes dispositions physiques et intellectuelles et se soumettre à un dur apprentissage. C’est ainsi que des esclaves ont eu accès à des fonctions stratégiques … et la boîte de pandore s’est ouverte.

 

Une minorité ne peut imposer durablement un paradigme asymétrique ou inique. Tôt ou tard, la réalité s’impose. Nous sommes dans une situation assez comparable actuellement.

Depuis le 19ème siècle, nous acceptons d’octroyer des avantages aux entrepreneurs qui promettent à chacun l’accès au bienêtre matériel ainsi qu’une légitimité sociale en fournissant un emploi assorti de quelques protections. En contrepartie, ces vaillants entrepreneurs s’octroient une majestueuse part de la richesse produite, dans une discrétion qui se veut élégante.