Rappelons-nous : le 20ème siècle débute avec la conviction que le progrès assurera le bien-être à tous. Le terre fournira les matériaux dont le progrès a besoin et elle éliminera les résidus de l’industrie et de la consommation … et, pour leur bien, les travailleurs doivent produire dans les usines et les bureaux de leurs patrons.

Seulement, patatras !

·         Les matériaux ne sont pas disponibles aussi facilement,

·         Les progrès en productivité ne permettent plus de fournir un emploi à chaque travailleur,

·         D’ailleurs, la population se rend compte que le bienêtre matériel ne garantit pas une vie accomplie, loin s’en faut !

Le consumérisme n’est finalement pas un projet de civilisation. Il devient même un répulsif :

·         Un courant de pensée écologiste développe une attitude punitive à l’égard des acteurs de ce modèle de société. Ils obtiennent le contraire de ce qu’il recherche : au lieu d’un débat intelligent, ils sont ridiculisés.

·         Mais peu à peu, le libéralisme montre ses limites : les dirigeants d’entreprise sont menés par le bout du nez par leurs actionnaires qui font, notamment, du chantage à l’emploi. Alors, la réflexion collective se met en marche.

Le pouvoir passe sous le contrôle du monde de la finance qui a mis en place un effrayant système d’endettement généralisé : pour réaliser des projets ou simplement vivre, il faut de l’argent. Pour en avoir, il faut emprunter, c’est-à-dire s’endetter auprès des banques. Les banques poussent à la consommation. Patatras ! Ce système a lui aussi des limites … décidément !

Dans le même temps, le numérique envahi notre vie quotidienne. Celle-ci devient complexe. Loin de s’enrichir, les relations sociales, deviennent difficiles. Une solitude rampante fragilise la population écrasée par toutes ces situations limites apparemment sans réponse.

 

Alors, avec quelles promesses les candidats pourraient-ils séduire leurs électeurs ?

La réponse est assez simple : il suffit de construire un nouveau paradigme autour des nouvelles attentes de la population.

Elle ne croit plus que le bienêtre matériel est une fin en soi. Elle veut pouvoir s’accomplir, c’est-à-dire pouvoir faire quelque chose de sa vie, de ses talents et des moyens qu’elle a à sa disposition.

Il suffit donc de travailler cette thématique. Le succès est ou bout du chemin pour tous les candidats qui se sentent de remettre en cause le paradigme actuel.

Il faut de l’audace.  

Bien entendu, changer de paradigme ne peut pas se faire par décret, 10 minutes après avoir escaladé le perron de l’Elysée. Les bénéficiaires du système actuel ne sont pas d’accord … et portant, il va bien falloir changer de paradigme.

Ce changement ne peut venir que d’un homme ou d’une femme neuve. Soutenez les petits candidats.