Le MLF, sans doute le plus actif pour défendre la cause des femmes, n’a jamais vraiment représenté pour moi accélérateur significatif de cette mutation. Je constate que je n’aurai pas du mésestimer sa démarche, même si j’ai été parfois indisposée par ses manières de faire.

Néanmoins, le salaires des femmes ne rattrape pas vraiment son retard, et par conséquent celui des retraites. Les conseils d’administration sont encore très majoritairement cravatés, tout comme les tribunes des colloques, y compris ceux qui abordent la question des femmes !

 

L’attitude collective progresse à pas de fourni. Je constate par exemple que je suis plus perçue comme un éventuel fournisseur d’idée qu’un individu capable de porter lui-même des idées innovantes. Cela concerne les hommes, qui se sentent des guerriers, que les femmes qui sont naturellement très jalouses entre elles !

C’est là qu’est le nœud du problème car la femme est perçue comme la gardienne du foyer familial. Elle n’a pas envie de partager cette hégémonie.

Et pourtant, nous voyons bien que nous devons évoluer.

Alors, mesdames et messieurs du MLF, vous qui êtes encore debout après 40 ans d’efforts, poursuivez ! … mais poursuivez de façon plus efficace pour aller plus vite.

Non, le problème n’est pas (que) chez les hommes. Il est chez les femmes. Celles qui élèvent leurs garçons pour en faire des guerriers et leurs filles des vestales peuvent continuer à le faire, mais elles doivent le faire en faisant apprécier le bien fait de cette complémentarité et transmettre le désir de propager cette notion en tous points de la vie économique et sociale.

C’est à ce prix que nous cesserons de nous priver de 38 % des talents de notre pays.