« Faire de la politique autrement et proposer une nouvelle doctrine ». Quel parti oserait proposer le contraire ?

Hier, les militants du Modem ont eu le choix : rester dans un parti qui garde jalousement son petit magot pour présenter un président déjà désigné à la présidentielle de 2012 ou rejoindre une nébuleuse en formation autour de Corinne Lepage.

 

Cette nébuleuse, qui tenait ses instances ce week-end, sent bon l’ouverture. Chacun a matière à y trouver sa place. Il suffit de venir avec sa propre révolte devant les aberrations criantes qui s’exposent au bureau, à l’école, au tribunal, à l’hôpital, à la déchèterie … mais aussi dans la vie de la famille, du quartier ou encore dans les partis politiques où les citoyens responsables ont tenté d’agir.

Pour le moment, cette nébuleuse se compose de 2 structures : le parti politique historique Cap 21 et un lieu de rencontre d’idées et de travaux « Terre démocrate ». On y trouve pèle mêle des déçus de toutes sortes, par exemple de Ségolène Royal, mais essentiellement du Modem.

L’accueil y est à l’image de l’initiatrice : direct et pragmatique. Dans un avenir proche, qui se compte en mois, ces deux structures doivent fusionner selon un processus qui reste à définir.

Ce processus est dépendant de l’échos qui sera fait à l’appel du 22 mars 2010 de Daniel Cohn Bendit qui il propose aux partis, réels ou en puissance, de se rassembler autour d’une nouvelle approche, officiellement ni de droite, ni de gauche … mais le parti socialiste indexe déjà cette formation en devenir. Comment les déçus du Modem peuvent-ils se retrouver dans une structure à la remorque de la gauche ?

Ici on vous propose une démocratie à fabriquer.

 

Dans le même temps, le Modem tenait son conseil national. Un long conseil national. Les techniques pour tenir ce genre d’assemblée en période de crise sont bien maîtrisées par les instances organisatrices.

Il faut s’y connaître un peu en communication non verbale et en dialectique pour se faire une idée objective de ce qu’il s’y est passé. A travers les récits, pas toujours concordants, il ressort que l’intervention de Bernard Lehideux, rappelant qu’il est interdit de dénigrer le Modem et ses dirigeants à l’intérieur même du parti, semblent être un des faits les plus marquants.

La sortie de Rémy Daillé aurait du choquer : repousser une demande d’intervention d’un élu interne en affirmant qu’il provient de l’extrême droite nécessite des preuves. Les cadres dirigeants d’entreprises entraînés aux situations de crises connaissent les techniques qui consistent à susciter de la part de l’assistance une demande d’expulsion d’un indésirable (pour l’organisateur). Les pratiquer en une telle assemblée aurait du soulever l’indignation. Mais, rien … les membres du conseil national ne connaissent pas ces techniques.

En revanche, la nomination d’un secrétaire général issu du sérail le plus proche n’a pas rassuré, en dépit du fait que la création d’un tel poste ait été largement demandée.

Le parti se restructure par aborder LE projet de son leader. Pas de questions sur la manière dont les handicaps vont être surmontés … Mais, comme toujours, l’assemblée qui se tait n’en pense pas moins. Elle seulement une fois qu’elle a récupéré une pinte de bière …

Les problèmes, il faut les aborder tout de suite et les traiter. Nous allons supposer que les rendez-vous vont s’enchaîner … Vous avez des questions ?

Là, on vous propose une démocratie à l’ancienne.