Lorsqu’on se penche sur le problème, on découvre un cauchemar : la technologie a permis à l’homme d’user la nature. Les coûts de production grimpent, les structures intermédiaires prennent du pouvoir tandis que la capacité d’achat des consommateurs se grippe.

La crise s’amplifie.

Assurer l’indépendance agricole de la France a été un combat auquel nos concitoyens ont été attachés. Ils le sont encore aujourd’hui car, dans leurs livres d’histoire, l’éradication des famines a été une fierté nationale.

Or, compte tenu du fait que les pommes et les carottes n’ont jamais déserté les étales, les problèmes ne sont pas perçus comme un danger pour la population. Mais le masque tombera tôt ou tard. Les incidents en Italie entre les manouvriers étrangers et les autochtones ne sont que la partie visible de l’iceberg … bref, gros avis de tempête sur l’agriculture.

Sur le site du ministère de l’agriculture, tout semble en ordre. Le ministre énarque, arrivé tout droit de Neuilly sur Seine, propose aux agriculteurs de s’endetter à un taux attractif ( ! ) … je suppose que pour le reste, la réflexion est en cours.

A défaut, la bienpensance écologique progresse.

Les médias nous alertent ci et là, mais sans remettre le problème en perspective. Le débat se déroule entre experts …

Si je publie ce billet, c’est parce, comme pour de nombreux bloggeurs, il me semble temps d’ouvrir un débat public : un pays qui ne jouit pas d’une indépendance agricole minimum est un pays fragilisé. Nous n’avons pas de raison de le devenir, nous devons tout faire pour ne pas le devenir.