Il y a peu, les « sans-nom » ne pouvaient s’exprimer qu’à titre consultatif, et encore ! Je ne vais pas jusqu’à dire qu’avoir une aura médiatique devient un handicap, mais je constate que les équipes en places sont tancées. Le peuple commence à demander des comptes.

Il devient difficile de lancer de belles paroles quand certains SDF jonchent le sol glacé, certains agriculteurs se débrouillent avec 25% de revenus en moins ou encore le secours catholique renonce à certaines de ses activités caritatives traditionnelles. L’incertitude voile le paysage des familles.

Il devient possible de débattre, cela tombe bien, nous devons repenser nos fondamentaux. Il est nécessaire de faire de nouveaux progrès en matière de démocratie, d’ajuster nos visions en matière de reconnaissance du bien public et du bien privé, de remplacer l’assistanat auprès des plus forts et des plus faibles par une approche plus responsable … etc.

Au GRID, nous travaillons sur ces sujets. Dans d’autres instances, je travaille sur de nouvelles gouvernances de l’économie. Je n’y travaille pas depuis la semaine dernière, mais ce que je peux dire, c’est qu’à présent, il devient possible de dire « une autre manière de voir les choses est possible, voici par exemple ce à quoi je pense … » !

Bonne année à tous, vos contributions et votre soutient sont précieux.