Mieux que l’identité nationale, la fierté nationale
Par Geneviève Bouché le Samedi 19 décembre 2009, 23:22 - à propos - Lien permanent
L'homme ne
peut nier ses racines. Il en a besoin pour ses repères sociaux et
culturels. La fierté de ses anciens et celle qu'il transmet à ses
enfants est une source de vie, de sa vie.
Lundi
dernier, Claude Goasguen, maire du 16ème arrondissement de
Il est, paraît-il le seul maire à se livrer à l’exercice. Il le fait par conviction et par passion. Il a d’ailleurs fait un bel exposé sur le sujet et conduit les échanges avec le public de main de maître.
Pour moi, l’identité nationale s’assimile au désir collectif de préparer un monde meilleur pour nos enfants, eux qui nous succèderons dans le coin de la planète où nos aînés nous ont légués les richesses matérielles et immatérielles qu’ils ont eux-mêmes développées à partir de ce qu’ils avaient reçu ...
En période normale, nous sommes fiers de ces lègues et de l’usage que nous en faisons.
Si nous nous posons la question aujourd’hui, ce n’est pas parce que notre périmètre change : nous nous sentions français, nous nous sentons désormais Européen.
Un intervenant a naïvement posé le problème : il ne comprend pas l’objet du débat : il travaille dans une multinationale, consomme des produits qui proviennent de la terre entière et vit comme ses congénères des pays riches. Nous n’avions pas la possibilité de faire de la maïeutique avec lui. Je doute qu’il soit satisfait de ce monde consumériste, égoïste et discriminatoire à outrance. Je ne pense pas qu’il en rêve pour ses enfants.
Claude Goasguen a tenté de préciser la nature des problèmes posés par le développement de l’Islam sur notre terre judéo-chrétienne. Il a rappelé la phrase prêtée à monsieur Boutéflica : « nous allons conquérir la France avec le ventre de nos femmes ». Il s’est insurgé contre les tabous que nous acceptons d’entretenir vis-à-vis des l’époque coloniale. Il a interpellé l’assistance à propos des mosquées financées par des fond étrangers … il a osé avec courage.
Je crois comprendre ce qu’il veut dire, mais pour moi, le problème s’énonce autrement. La diversité est une source d’enrichissement. A un certain moment, elle devient un risque : le risque d’être dénaturé et envahi. Alors les envahis doivent décider d’être forts. Sommes nous forts ou bien sommes nous en homéostasie ?
La France, pays des conquêtes sociales et technologiques, Paris, ville des lumières … de quoi tes enfants sont-ils fiers aujourd’hui ?
Redonnons-nous la possibilité d’entreprendre, d’expérimenter une nouvelle démocratie, de tirer partie de l’accumulation de nos savoirs et de nos talents, transformons notre énergie en innovations … redonnons-nous le goût de la conquête et « l’identité nationale » ne sera effectivement plus un débat.
PS : Durant ce débat, les immigrés se sont largement exprimés. Les émigrés ne l’ont pas fait parce qu’ils n’étaient pas vraiment là, et pour cause … et pourtant ils constituent une autre représentation du problème de l’identité nationale. S’ils trouvaient à s’épanouir sur notre terre, ils ne la déserteraient pas.
