Lu cet été dans Les Echos

Extrait d’une série d’articles « les grands témoins ».

http://www.lesechos.fr/info/inter/300369551-serie-d-ete---les-grands-temoins.htm

 

Où est passé l’espoir

Le 18/8/9, Noam Chomsky dénonce le développement de l’américanisme qui a broyé les lieux de vie et d’échange : les églises, les club, les écoles, les syndicats et les partis politiques : « il n’y a plus qu’un seul parti, celui des affaires ». Pour nourrir sa puissance, ce parti laisse le citoyen seul et désorganisé.

Pour sortir de la cette guerre économique nous devons d’abord construire une nouvelle démocratie, capable de gérer le bien commun, dont la finance.

Lutter contre l’isolement et la difficulté à s’organiser est le challenge majeur de notre époque.

 

Entre 1939 et 2008 : le facteur temps n’a plus rien à voir

Le 20/8/9, Alvin Toffler prône la resynchronisation de la vie financière et de la vie réelle. La première s’est mise à aller beaucoup trop vite par rapport à la seconde … c’est ainsi que « Prend le fric et tires-toi » est devenu au fil du temps la devise des gens d’argent.

Alvin Toffler a défendu l’idée qu’en période de mutation il valait mieux se concentrer sur le développement du futur plutôt que sur le contrôle du ralentissement de certains pans de l’industrie en voie de disparition.

Avec cette désynchronisation, la question est devenue sans objet : nous sommes désormais contraints d’atténuer l’effondrement et, simultanément, de reconstruire.

 

La finance est devenu un danger public

Le 25/8/9, Felix Rohatyn invite à prendre au sérieux le vice président de la chine qui suggère que l’on crée une nouvelle monnaie de réserve. Par ailleurs, l’état américain rachète des banques et des constructeurs automobiles !

Qui oserait dire que rien ne change ? Il faut donc faire évoluer nos institions.

 

Les hommes politiques donnent-ils encore de la voix ?

Le 29/8/9, Jérôme Monod révèle la conclusion à laquelle a aboutit sa réflexion sur le scande du Crédit Lyonnais : les responsabilités diluées à l’infini ont permis d’étouffer l’affaire … voilà un mode de gouvernance qui rappelle la maffia. « Oui » lui a répondu un ancien dirigeant de la banque !

La capacité de réflexion se déporte dans les Think Tank et les ONG.

Ne serait-il pas temps d’accompagner l’organisation de ces viviers d’idées et de potentiel d’action, par exemple en accentuant le capacité d’action sur l’opinion public ?

 

La reprise ne viendra pas tout seule

Le 17/8/9, Jean Marcel Jeanneney revient sur les conséquenses de la disparition de fait de l’or en tant qu’étalon et la fuite en avant des américains qui misent sur l’innovation et la relance. Les européens ont raison de travailler sur la régulation.

En réalité, il faut conduire les deux en parallèle.

 

Attention au ressentiment accumulé

Le 21/8/9, Marc Ferro dit cette phrase terrible : « maintenant, là-bas comme ici, c’est un mur qui se dresse entre l’individu moyen et le pouvoir au sens large ».

Le peuple accumule du ressentiment, celui qui permet un jour de se mobiliser …

 

Avoir une vision économique et morale du monde

Le 27/8/9, François Gros rappelle que notre système économique est basé sur l’offre et la demande. Il faut aider ceux dont l’économie peine à accéder à la prospérité. Tôt où tard ils contriburont à intensifier la demande dont le marché à besoin. Le développement par les petits projets se révèle plus efficace.

Espoir : l’Europe n’est pas en retard en matière de recherche et la nouvelle génération est mieux éduquée et plus déterminée.

Cette stratégie, inscrite dans une logique de développement durable, nécessite une vision harmonisée entre la dynamique économique et la régulation morale.

 

Préférez-vous votre argent ou vos enfants ?

Le 24/8/9, Michel Serre rappelle la précarité de l’argent fabriqué par les traders. Pierrette, devant son pot cassé, a vite compris que la richesse est éphémère et relative. Le lait tombé ne sera pas vendu, mais il faudra payer celui qui l’avait fourni … pour ce qui nous concerne, ce sera nos enfants ….à moins que nous nous mobilisions pour arrêter le massacre.

« Je vois toutes les institutions comme des dinosaures » : tout à changé, il n’est pas possible qu’elles ne changent pas elles aussi.

Dans quel sens les faire changer ? Faut-il tout redessiner ou simplement les rééquilibrer afin que les pouvoirs et les contre-pouvoirs sécurisent l’ensemble ?