Le blog de Geneviève - B

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Mercredi 19 octobre 2011

Les 35 heures : la véritable erreur

Les 35 heures ont été imaginées en partant du constat que le travail devenait rare est qu’il fallait le partager.

Effectivement, le secteur primaire (agriculture) est devenu hyper productif, le secteur secondaire (industrie) parachève son hyper productivité et le secteur tertiaire (administration) développe son efficacité, notamment avec les technologies de l’information.

Il y a donc moins d’emplois salariés. Or, le salariat est forme de contribution à l’économie la plus reconnue.

L’idée du partage repose sur l’idée que le travail disponible est une donnée fixe, ce qui n’est pas vrai. De ce fait, les résultats n’ont pas été à la hauteur des promesses.

Il fallait s’interroger sur l’attrition du travail salarié. Le travail et la protection sociale qui en découle sont pensés pour une économie qui met l’industrie au cœur de l’économie. Par le passé, c'était l’agriculture qui occupait cette place et nous avions une autre organisation sociale.

A présent, l’industrie devient une composante au même titre que l’agriculture ou les activités administratives. De nouvelles activités apparaissent qui n’appartiennent pas à ces 3 secteurs d’activité. c'est le cas en particulier de l'associatif et du "pré-marchand", autrement dit l'innovation. Ces nouvelles activités deviennent stratégiques. (voir chapitre 4 de la publication « mieux que la réindustrialisation »). Nous sommes incapables de les prendre en compte correctement dans notre modèle socioéconomique actuel qui estime que la solidarité relève de la bienpensance et l'innovation d'un plaisir individuel réservé aux "fous chantants".

Les citoyens veulent consommer et produire autrement. Ces nouvelles attentes font émerger des besoins nouveaux qui sont difficiles à prendre en compte avec une logique purement industrielle, car les lobbyistes sont à la manœuvre ...

Ces attentes ont un caractère fortement immatérielles. Il est donc difficile de les chiffrer et donc de les faire rentrer dans la logique financière. La seule chose que nous savons faire, c’est d’évaluer ce que coûte le fait de ne pas les financer.

La finance devient folle parce qu’elle ne sait pas se mettre au service des nouvelles attentes de la population. Elle empêche le nouveau paradigme de se mettre en place et la population commence à se fâcher.

Nous devons apprendre à penser autrement, à gouverner selon de nouvelles règles et nous doter de nouveaux outils technologiques et méthodologiques.

 

Voir : http://durable.vitacogita.fr/encore-mieux-que-la-reindustrialisation/

 

Mercredi 12 octobre 2011

Pourquoi il ne faut pas réindustrialiser la France ?

… parce que nous ne sommes plus à l’ère industrielle. Nous sommes à l’ère de l’immatériel.

Nos institutions ont été conçues, dans l’élan des innovations du 19ème siècle, pour permettre à la France de faire éclore sa puissance industrielle.

La promesse qui mobilisait les énergies était : « le bien être pour tous grâce aux progrès de la science (et de l’industrie) ».

Depuis, nous sommes passés au 21ème siècle. La promesse devient « l’accomplissement pour tous grâce aux progrès de la démocratie ».

En effet, nous ne voulons plus produire à tout prix et consommer au grès de nos impulsions. Nous voulons des produits intelligents et respectueux de notre environnement. L’innovation n’est plus seulement scientifique. Elle requière beaucoup de talent et de savoir-faire, c'est-à-dire une richesse immatériel.

Si l’ère industrielle nécessité de la concentration de ressources humaines et financières, l’ère de l’immatériel nécessite un nouveau paradigme qui amène à repenser notre vivre ensemble.

 

De plus, notre monde est devenu trop complexe et nos outils trop puissants pour que les décisions soient centralisées. Nous devons changer de modèle de société.

 

C’est ce paradigme que je décris dans la publication (en creative commons) qui est accessible sur la librairie en ligne Vita Cogita : http://www.vitacogita.fr/fr/ebook/2800000000790/mieux-que-la-r%C3%A9industrialisation

Ce livre a pour objet de nourrir le débat sur les solutions possibles face aux mutations. Il propose des expérimentations. Vos remarques seront précieuses.

 


Vendredi 26 août 2011

Pauvre Maurice Levy

Ce monsieur est un simple roturier qui s’est enrichi en travaillant dur : par son travail, il contribué à façonner la dégénérescence de notre civilisation.

Publicis est une agence de communication. Du temps de son prédécesseur, elle avait pour objet de faire connaître les produits des entreprises. Mais au fil du temps, elle a eu pour objet d’inciter à consommer exagérément, puis à informer les investisseurs pour les rendre élitistes et puis à dynamiser les collaborateurs pour les rendre surproductifs… les clients de ce monsieur voulaient toujours plus de profit, bien au-delà du raisonnable. Monsieur Levy les a servi au delà du raisonnable : payé cher pour mentir intelligemment.

L’homme n’est plus un jeune premier, il s’achemine vers son 70ème printemps. Sans doute est-ce en raison de son âge avancé qu’il s’est permis d’être aussi outrancier sur Europe 1 hier matin ?

Il nous a expliqué qu’il avait eu une inspiration soudaine en écrivant son article dans Le Monde. Son inspiration est une simple reprise de quelques riches américains qui commencent à s’inquiéter de la montée de la violence à l’encontre des profiteurs du système qu’ils ont dérégulé à leur profit depuis plus de 20 ans.

Il nous a expliqué que les riches devaient montrer qu’ils sont au côté de la piétaille (celle qui doit faire l’essentiel des efforts), mais qu’il ne fallait tout de même pas trop en demander aux riches si non ils intensifieraient habitudes en matière d’exil.

Eh bien, monsieur Levy, qu’ils partent une bonne fois pour toute. Ces riches ne créent plus de richesse en France. Ils éparpillent aux 4 coins du monde des savoir-faire que nous avons mis des années à construire. Ils ne financent pas le renouvellement de notre vie sociale, économique et environnementale, estimant que s’ils ont pillé notre civilisation, ils n’ont rien à réparer, ils ont à présent d’autres terres d’accueil à piller. Ils trustent nos talents à contre emploi … qu’ils aillent faire leur bêtise ailleurs.

Statistiquement, il y a plein d’autres personnes intéressantes sur notre territoire qui prendront la relève avec d’autres idées, d’autres talents et d’autres visions, car pour le moment, ces héros ne peuvent se révéler à cause d’eux.

Dehors les « riches », chiches au demeurant, irresponsables qui s’accrochent à une civilisation surannée et qui nous empêchent de faire éclore celle à laquelle nous aspirons à présent.

Encore heureux que nous ne les poursuivions pas pour trahison sociale, économique et environnementale. La seule chose que nous pouvons leur demander, c’est de partir en laissant une place propre. Comme les dictateurs se voient actuellement dépouillés de leur sur-richesse afin de la restituer aux concitoyens, nous leur demandons de laisser la leur sur place et de voyager léger.

Lundi 25 juillet 2011

Double langage de la finance US et française

Le système financier est organisé de façon parfois ahurissante, laissant la voie libre aux petits malins et aux pervers. Les différences entre le système US et celui que nous avons en France et en Europe ne sont pas sans rappeler ce que l’on découvre lorsque l’on rentre dans des systèmes informatique US et français.

La différence entre la logique des informaticiens américains et celle des français a d’abord été un pour moi un sujet d'étonnement, puis d'interrogation.

Voici la conclusion à laquelle je suis parvenue :

  • Nous avons brillé parce que nos rois, louis XIV en particulier, nous ont éduqués dans la logique de l’excellence. Nous voulons faire « parfait ». Nous nous sentons obligés de faire sophistiqué,
  • Les américains ont conquis l’Amérique en combattant toutes sortes d’hostilités qu’ils ont enjambé à coup de pragmatisme … je constate qu’ils ont commencé à s’intéresser à l’excellence à partir du moment où les western ne faisaient plus recette.

J’ai toujours trouvé leur informatique « cow boy » et leur marketing puéril, mais, dans le même temps, J’ai trouvé notre informatique dogmatique et notre marketing « coincé, façon rive gauche ».

Cette même nuance me visible dans la finance, pour un résultat à la faveur des US. Toutes fois, pour ce qui concerne le respects de la nation, les mecs « rive gauche » nous persuadent qu’ils font des choses à peine moins catastrophiques que le cow boys. Pas de quoi pavoiser pour autant !

 

Effectivement, nos banquiers se disent bons banquiers pour les français et leurs entreprises … sauf qu’ils ne sont plus adaptés aux problématiques auxquelles sont confrontés leurs clients et ils ne font strictement rien pour faire en sorte que les choses changent.

Est-ce normal de laisser nos jeunes ménages s’endetter pour 25 ans et nos entreprises petites et moyennes aussi faiblement capitalisée, pour ne cite que 2 exemples incontestables ?

Le double langage provient de là : ils font « comme dans le manuel » … sauf que le manuel doit être réécrit parce que l’environnement à changé et que donc le système doit changer. Or comme le système n’est pas changé, il fonctionne mal.

Ils sont parmi les entreprises les plus florissantes du pays, alors que leur métier est une délégation privatisée d’une fonction publique : faire circuler l’argent.

Les banquiers estiment que ce n’est pas leur rôle de se poser ces questions et encore moins de prendre des initiatives dans ce domaine. En revanche, ils sentent bien que l’édifice est devenu tellement fragile qu’une catastrophe est envisageable à tout moment. Ils se gavent tant que cela est possible … « pour faire des réserves » dit-on, mais ces réserves, il les stock dans leur grenier, il n’en font guère profiter ceux qui oeuvrent réellement pour l’avenir, mais ce n’est pas de leur faute, ils font ce qu’ils peuvent avec le système actuel !

Lundi 18 juillet 2011

La bonne question d’Éva

Les subtilités du 21ème siècle bousculent nos candidats ordinaires

 

Les français ont du mal à s’intéresser à l’économie, ce qui est assez fâcheux pour aborder le 21ème siècle.

En effet, les guerres ne sont plus tout à fait militaires. Elles sont essentiellement économiques. Il y a une raison technique à cela : prendre le pouvoir économique d’un pays semble actuellement plus pertinent que de faire une guerre qui traumatise la population et détruit le patrimoine foncier et agraire.

La guerre économique semble relativement propre, presque indolore … du moins sur le court terme.

Eva Joly est venu dire aux français que la démonstration de force par la simple focale militaire est surannée. Ils l’ont écoutée stupéfaits. Elle propose une fête nationale populaire, sans préciser son idée.

Est-ce que cela pourrait être dans la verve de la cérémonie du bi-centenaire de la révolution française (http://videos.tf1.fr/retro-info-tf1/13-07-1989-bicentenaire-de-la-revolution-francaise-4376403.html) qui montrerait la créativité française ?

Il ne s’agit pas de passer sous silence les hommes et les femmes oeuvrant sous notre drapeau. Toutes fois, il est possible de leur rendre l’hommage qu’il mérite dans une manifestation qui les incère mieux dans la vie combative des autres citoyens.

Il semble difficile de demander aux financiers, du moins ceux qui pensent réellement défendre la nation, de venir défiler avec les soldats …

Eva Joly, l’ex « 1ère juge financier de France », nous pose donc une question intéressante. La réponse des futurs autres candidats est tout aussi intéressante : le passéisme ! à défaut de déclarations pertinente, nombre d’entre eux se sont empressés de la tacler au motif qu’elle n’aurait pas saisi les subtilités de la pensée française vis-à-vis de ses soldats.

Ont-ils saisi les subtilités qui vont caractériser le 21ème siècle ?

 

Mercredi 13 juillet 2011

Pourquoi nous boudons les soldes

Quand le marketing nous rend écolo !

Ma mère disait : « pour acheter pas cher, il faut être riche ». Chez les bourgeois, ont achetait cher pour être à peu près certain d’avoir un produit qui se transmettre de génération en génération. Chez ces mêmes bourgeois, il était séant de faire passer les robes (d’apparat) de cousine en cousine …

Avec l’explosion du marketing centré sur la personne, cette pratique s’est perdue. Les robes terminent dans les boutiques de seconde main.

Avec les soldes, les filles découvrent que le prix en temps normal n’est plus le bon prix. Elles attendent les soldes pour acheter. Mais voilà que, pour les satisfaire, les commerçants se mettent à profiter de cette période pour vendre pas cher des produits de mauvaise qualité.

Puis, peu à peu, la mauvaise qualité est mise en scène sur les mannequins dans les vitrines … à tel point qu’elle devient un standard tout l’année.

Nous décidons donc de garder plus longtemps les produits de qualité que nous avions acquis du temps où la Chine ne revendiquait pas l’intégralité des métiers de la filière textile.

Est-ce le début d’un réamorçage de cette filière, version européenne cette fois ?

 

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Jeudi 9 juin 2011

Micro-crédit contre monnaie complémentaire

Soit on est pauvres, soit on est entrepreneur, à chacun son instrument économique

 

Le micro-crédit : une idée qui a fait la fortune de monsieur Yunus et un peu celle de ses clients, mais qui ne s’applique pas en France. Trop coûteux, il ne résout pas le problème de fond : susciter l’esprit d’entreprise collective, car notre développement socioéconomique est trop complexe. En revanche, les monnaies complémentaires, fondamentalement faites pour répondre à cette situation s’avèrent nettement plus prometteuses.

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Mardi 24 mai 2011

Notre force : la faiblesse de nos think tank !

La dramaturgie DSK a réveillé les débats sur le droit de cuissage en France. La réflexion s’est élargie à propos de la faiblesse de la réflexion des partis politiques et la consanguinité de notre méritocratie.

Ceci ne veut pas dire que les français n’ont pas repris le chemin de la créativité. Ils réfléchissent par eux-mêmes, en dehors de cercles « sous contrôle » comme cela se passe dans les pays qui se sont dotés de think tank richement soutenus financièrement.

Les seniors et les jeunes de la classe moyenne ainsi que les déshérités s’organisent. Ils pensent sur la base de leur expérience terrain, de leur intuition et de leur bon sens. Ils commencent à entrevoir ce qu’ils veulent pour les générations du 21ème siècle. Leur détermination devient palpable. Les médias leur ouvrent des tribunes.

Ils savent que ce siècle sera collaboratif, basé sur des cercles de décision comparables à des roues crantées s’entrainant les unes les autres. Combien de sortes de roues crantées ? Voilà LE débat !

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Mardi 3 mai 2011

Activation économique : les bons outils au bon niveau

La finance actuelle, celle qui a permis l’éclosion de l’ère industrielle dégénère. Elle ne répond plus aux exigences de l’ère de l’immatériel dans laquelle nous sommes entrés.

Pour progresser, nous devons reconsidérer avec lucidité les dénies qui entravent notre réflexion afin de repenser la finance sous toutes ces faces, même les plus inaccessibles.

Ceux qui font cet exercice reviennent sans cesse sur les monnaies complémentaires. Il est cependant assez difficile de comprendre le bien fondé de leur recommandation … du moins pour ceux qui ne savent pas encore que les monnaies complémentaires n’ont de « monnaie » que le nom.

Il s’agit en fait de comptes ciblés, pensés sur le modèle de la « comptabilité universelle » qui a pour objet de considérer la création de valeur sur des objets sociaux et environnementaux qui ne peuvent être comptabilisé. Le tour de passe passe pour transformer cette dynamique en activateur économique repose sur des mécanismes de confiance et de gestion du court, du moyen et du long terme.

Toute cette réflexion est actuellement menée notamment dans l’Atelier Déontologique du Développement Durable du Conseil Supérieur de l’Ordre des experts Comptables.

A la demande de l’AP2E, ils préparent un cahier d’espérance dont l’objet est de faire connaître cette approche déroutante en 1ère analyse, mais de nature à ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et engager différentes expérimentations.

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Dimanche 6 mars 2011

Ce quaternaire qui nous sauverait

Donnons une réalité socioéconomique au « pré-marchand »

La réduction du chômage endémique dont souffre la zone € passe par une reconnaissance et une organisation du secteur « pré-marchand », c'est-à-dire l’espace socioéconomique dans lequel foisonnent les projets qui vont permettre de dégager des futurs succès économiques.

Répondant à des caractéristiques d’un genre nouveau, les échanges économiques doivent se faire en monnaie complémentaire, en interaction avec les autres secteurs : le marchand, le régalien et l’associatif.

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