Blog de Geneviève - B

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mercredi 15 mai 2013

Du pain et du cirque … et tout s’effondre

Les romains ont refusé de s’adapter à la fin de l’esclavage. Ils sont devenus oisifs et peu à peu le système socioéconomique s’est déréglé.

Les dirigeants ont pensé qu’en assurant le bien-être minimum, ils allaient prolonger la fin de ce système dont ils se croyaient les rois. Il n’en fut rien : quand le paradigme change de l’extérieur, il est inutile de croire que le temps fera son travail d’apaisement. Il faut s’adapter. En général, cela passe par le renouvellement des gouvernants. Seuls de nouveaux acteurs peuvent mettre en place un nouveau modèle.

Ceci est notre cas actuellement : nous allons vers un nouveau modèle de société où le travail dans sa forme traditionnelle (productif et administratif) est confié progressivement à des robots et, par ailleurs, les exigences des consommateurs se tournent vers une forme de sobriété intelligente.

Lire la suite...

Mardi 23 avril 2013

la surchauffe des cerveaux

   Voici un article d'Atlantico sur un sujet importnat. La rédaction a choisi d'interroger deux contradicteurs qui suivent des raisonnements sans doute complémentaires, mais très différents.

En cliquant sur l'image, vous pouvez lire l'article tel qu'il a été publié. En cliquant sur "lire la suite", vous pouvez lire chaque intervenant l'un après l'autre.

Pour ma part, je rappelle que les technologies ne sont que ce que nous en faisons. La complexité est la compagne du progrès. Nous devons cesser de la mépriser.

Lire la suite...

Lundi 15 avril 2013

Changer de gouvernements ou de hauts fonctionnaires ?

Le gouvernement actuel est balloté comme un fétu de paille dans une actualité dont il n’est que l’un des acteurs. Nombreux sont ceux qui demandent un changement de gouvernement, voir même une dissolution et donc, implicitement, une nouvelle présidentielle.

Les français ne prennent pas part à ces demandes car ils entendent bien que la classe politique n’a plus d’idées ni de courage.

Les citoyens qui se sont engagés en politique savent que les partis sont des machines à faire élire des candidats, mystérieusement choisis en dehors de la volonté collective.

Plus grave : ceux qui sont parvenus ministres ou proche des ministres témoignent que la marge de manœuvre des ministres est très étroite.

Changer de gouvernement ne semble donc pas la solution. Repasser devant les urnes non plus. Alors, pourquoi ne pas s’intéresser à nos hauts fonctionnaires, leur vision, leur mode de nomination, leur propre marge de manœuvre … etc.

S’il vous plait, les médias, ne nous faites plus un énième dossier sur le Fran-maçonnerie, mais sur ces personnages avec qui nous devrions avoir des débats et non une incompréhension sourde.

Mardi 9 avril 2013

Espoir alsacien déçu ! À quand le rattrapage ?

Ce week-end, la France était nauséeuse en explorant les ramifications de l’affaire Kahuzac. Chaque intervention politique semblait suspecte : chacun centrant le débat sur les détails pour éviter de se faire rappeler à l’ordre … ce drame est nécessaire, mais le traitement ne sera sans doute pas à la hauteur, tant le mal est profond.

Les citoyens mettaient leurs espoirs sur un autre évènement : la votation des alsaciens. Ils votaient pour faire 20 million d’économie par an ! En temps de crise, ça se regarde de près. Plus concrètement, ils votaient pour alléger le mille-feuille administratif en regroupant les départements et la région. Ils se proposaient de devenir le laboratoire que chaque citoyen a envie d’observer : alléger la pression administrative, endiguer les politiques qui se font des guerres de territoire au mépris de l’intérêt commun, mettre un terme aux administratifs qui se bloquent les uns les autres … ect. Bref, en finir avec la France qui regarde la télé le soir en déplorant son inefficacité qui l’étouffe.

77 % des français souhaitent que le problème soit réglé. Double espoir : résoudre simultanément le poids de la dette et organiser une réelle démocratie.

Stupéfaction : les alsaciens ont dit NON.

Lire la suite...

Jeudi 21 mars 2013

Des business angels au crowdfunding

En matière de financement de projets, une mode nous vient des USA. Elle consiste à faire directement appel aux citoyens. Cette façon de faire s’appelle le crowdfunding. Nous l’appelons le « financement participatif ». Le but est de réaiguiller l’épargne publique vers l’économie réelle.

Le principe est simple : une plateforme Internet met en relation des porteurs de projet et les internautes désireux de les soutenir.

Ainsi, des artistes ont pu sortir leur premier album en utilisant la plateforme MyMajorCompagny. D’autres plateformes proposent de s’impliquer financièrement dans des projets qui font appel à la sensibilité des citoyens, c’est le cas de kisskissbankbank. D’autres encore s’intéressent à des projets de création d’entreprises innovantes, comme par exemple Anaxago.

Ces dernières plateformes semblent vouloir empiéter sur le territoire des Business Angels, ce qui crée l’émoi chez les angels. Y-a-t-il matière à s’affronter ou à rechercher des synergies ?

Ces plateformes sont privées. Elles gagnent leur vie en prélevant 10 % des sommes collectées pour le compte des entreprises qui ont utilisé leur service. Les angels prélèvent tout au plus 2.5 %.

Pour le moment, ces plateformes ont des marges de manœuvre limitées en raison des règles liées à l’appel à l’épargne publique. Cependant, les plateformes étrangères, américaines en particulier, compte bien, à terme, devenir des leaders mondiaux. Elles ont de bonnes raisons de le faire : pour le propriétaire de la plateforme, outre l’intérêt financier, cette activité draine une mine d’information sur les innovateurs.

Par ailleurs, les « grands angels » se professionnalisent.

Ainsi, les business angels traditionnels se trouvent pris en tenaille entre des acteurs qui se donnent les moyens de capter les meilleurs dossiers, les uns avec de gros tickets sur peu de projets, les autres avec des petits tickets sur un grand nombre d’entreprises.

Mais au fait, est-ce une bonne chose de compter sur les business angels pour contribuer à l’émergence de startups innovantes ?

La publication « des business angels au Crowdfunding » fait le point sur la situation actuelle.

Lire la suite...

Mardi 19 février 2013

Ils ont déstructuré, nous restructurons notre monde

Pourquoi les artistes peintres ont brutalement quitté les œuvres représentatives pour aller vers l’abstraction ?

Pourquoi, les églises se sont vidées alors que le consumérisme, traçant son sillage décevant, aurait dû y ramener les ouailles, à nouveau en quête spirituel ?

Pourquoi mai 68 a laissé une impression aussi confuse ?

Pourquoi, lorsque la réalité devient angoissante, les politiques nous donnent à débattre sur des sujets sociétaux ? …

Miguel Benasayag donne une explication, du moins pour ce qui concerne les artistes : nous sommes entrés une phase de déstructuration de notre modèle de société. C’est à ce prix que nous pourrons en reconstruire un nouveau qui tienne compte du fait que la population, devenue plus éduquée et mieux informée, façonne une civilisation plus mature.

Cette déstructuration peut sembler hasardeuse, alors que la mondialisation menace le « bien être occidental » et qu’un terrible écocide nous guette.

Mais, les artistes, collectivement se trompent rarement.

Lire la suite...

Lundi 11 février 2013

Influence du numérique sur notre civilisation

Verbatim de l’intervention «  quelle civilisation pour le 6ème continent » du 11/2/13 au CNAM pays de Loire à Nantes, dans le cycle de conférences « Le goût de l’avenir », sous le parrainage de Jean-Claude Guillebaud, en partenariat avec Vivagora

 

En bref

Le numérique bouscule nos attentes, nos modes de pensées, notre échelle de valeurs et nos modèles économiques. Il change nos manières de gouverner. Il instaure l’économie de l’attractivité, car les générations montantes, nées dans la mondialisation, ne craignent pas de quitter leur pays d’origine pour rejoindre le pays qui leur promet un parcours de vie épanouissant.

Or, développer et attirer à soi des talents et des savoirs devient un facteur de compétitivité majeur pour les nations.

Ceci donne une ligne stratégique pour l’Europe, afin qu’elle jouisse de son abondance en la matière.

La France est cependant handicapée car ses gouvernants peinent à accepter de renoncer aux pratiques qui ont fait merveille au 20ème siècle : celles qui ont permis de développer des entreprises fortes pour aller à la conquête des marchés internationaux.

Le numérique requière un tissu d’entreprises d’une nature toute différentes, ce qui tombe plutôt bien, car les générations montantes veulent travailler autrement. Plus exactement, elles veulent diversifier leurs formes de contribution à la vie de la communauté.

Les nations attractives seront celles qui sauront adopter une économie hybride, c’est-à-dire capable de faire cohabiter la richesse productive et la richesse contributive.

La course à cette évolution est déjà ouverte, non pas seulement en occident, mais sur l’ensemble de la planète. Les signes d’une révolution horizontale se fait jour, celle portée par la classe moyenne mondialisée qui n’accepte plus la sous-consommation des plus pauvres et la surconsommation des plus riches.  

C’est cette classe moyenne mondialisée qui prépare la civilisation nouvelle induite par le numérique.


Lire la suite...

Jeudi 29 novembre 2012

Budget d’un ménage, d’une entreprise et d’un état : faux amis

Il est demandé aux français de « faire des efforts », mais est-ce la bonne solution pour sortir de l’impasse actuelle ?

·        Un ménage perçoit des revenus et a des obligations de dépense. Il peut réguler son train de vie en fonction de ses pertes de revenu ou de ses projets futurs. Il peut également emprunter pour jouir dès à présent d’un achat qu’il aurait pu faire après avoir épargné.

·        Une entreprise engrange du chiffre d’affaire et paie ses parties-prenantes. Son revenu dépend de son dynamisme et de sa réactivité. Elle est continuellement exposée au besoin d’investir pour améliorer son offre et donc ses revenus et ceux de ses parties-prenantes. Ces revenus sont donc liés à ses choix en matière d’investissement.

·        Un état lève des taxes et des impôts et se donne les moyens de remplir ses missions. Son rôle est de créer un contexte favorable à l’activité sociale et économique : lorsque l’économie tourne, il a des revenus et donc des moyens pour remplir sa mission. 

L’état doit entretenir le dynamisme. Les mesures d’austérité font le contraire, voilà pourquoi il faut les éviter à tout prix.


Lire la suite...

Jeudi 8 novembre 2012

Tiers-lieux : le vrai changement … par surprise

Le changement n’est pas une chose qui se décrète. Pour qu’il y ait un changement profond, il faut :

·        que le désir de changement s’installe,

·        puis, un jour, un évènement bouscule la réalité.

Alors, le changement s’engage.

Voici un exemple bien concret, en cours de réalisation et plausible.

A grands frais, la région Ile de France ne cesse de développer le transport collectif et, malgré tout, la demande continue de se faire pressante. Le système est saturé par endroit. Les solutions nécessitent de plus en plus d’imagination et d’audace … alors que, le pragmatisme peut apporter des réponses toutes simples.

Pourquoi obliger les franciliens à traverser la région chaque jour à la même heure … pour finalement s’assoir devant un ordinateur et un téléphone, supporter les sautes d’humeur de son patron et papoter chiffon devant un café, histoire de ne pas parler des sujets qui fâchent ?

La région étudie sérieusement les « tiers-lieux », c’est-à-dire des espaces conçus pour pouvoir travailler à distance près de chez soi et, ainsi, réduire ses déplacements à des heures moins demandées et plus acceptables sur le plan biologique.

Lire la suite...

Lundi 15 octobre 2012

Crises : internautes, tous responsables !

Dans son billet dans Le Monde : « une économie ne meurt pas assassiné, elle se suicide », Paul Jorion interpelle tous les internautes et autres participants au monde connecté : contrairement à leurs aînés qui, en leurs temps, ont, eux aussi, vécu un période de mutation, ils ont la possibilité de s’informer, de réagir et d’interagir.

Le scénario de ces « suicides sociaux» est toujours à peu près le même : la classe qui s’est arrogé le pouvoir ne sait pas et ne veut pas prendre en compte le changement qui s’opère. Sa gouvernance ne fonctionne plus normalement. Elle s’obstine néanmoins à maintenir un système qui ne correspond plus à l’époque. Elle passe les limites du raisonnable et provoque le chaos.

Lire la suite...

- page 1 de 7