

En matière de financement de projets, une mode nous vient
des USA. Elle consiste à faire directement appel aux citoyens. Cette façon de
faire s’appelle le crowdfunding. Nous l’appelons le « financement
participatif ». Le but est de réaiguiller l’épargne publique vers l’économie
réelle.
Le principe est simple : une plateforme Internet met en
relation des porteurs de projet et les internautes désireux de les soutenir.
Ainsi, des artistes ont pu sortir leur premier album en
utilisant la plateforme MyMajorCompagny.
D’autres plateformes proposent de s’impliquer financièrement dans des projets
qui font appel à la sensibilité des citoyens, c’est le cas de kisskissbankbank. D’autres encore s’intéressent à
des projets de création d’entreprises innovantes, comme par exemple Anaxago.
Ces dernières plateformes semblent vouloir empiéter sur le territoire
des Business Angels, ce qui crée l’émoi chez les angels. Y-a-t-il matière à s’affronter
ou à rechercher des synergies ?
Ces plateformes sont privées. Elles gagnent leur vie en
prélevant 10 % des sommes collectées pour le compte des entreprises qui ont
utilisé leur service. Les angels prélèvent tout au plus 2.5 %.
Pour le moment, ces plateformes ont des marges de manœuvre
limitées en raison des règles liées à l’appel à l’épargne publique. Cependant,
les plateformes étrangères, américaines en particulier, compte bien, à terme,
devenir des leaders mondiaux. Elles ont de bonnes
raisons de le faire : pour le propriétaire de la plateforme, outre
l’intérêt financier, cette activité draine une mine d’information sur les
innovateurs.
Par ailleurs, les « grands angels » se
professionnalisent.
Ainsi, les business angels traditionnels se trouvent pris en
tenaille entre des acteurs qui se donnent les moyens de capter les meilleurs
dossiers, les uns avec de gros tickets sur peu de projets, les autres avec des
petits tickets sur un grand nombre d’entreprises.
Mais au fait, est-ce une bonne chose de compter sur les
business angels pour contribuer à l’émergence de startups innovantes ?
La publication « des
business angels au Crowdfunding » fait le point sur la situation
actuelle.