Le blog de Geneviève - B

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Mercredi 30 juin 2010

L’impasse des retraites, une opportunité !

Une nouvelle approche de la création de valeur marchande et non marchande

L’austérité n’est pas compatible avec le dynamisme économique. Or, renouer avec le dynamisme socioéconomique est devenu notre priorité.

L’équation insoluble présentée à propos du financement des retraites amène à penser que le problème est énoncé avec une vision d’une autre époque : de nouveaux paramètres sont à prendre en compte.

Actuellement, « mettre à la retraite » signifie « limiter une partie de la population à sa fonction de consommateur ». Tout au contraire, inciter chacun à développer son « désir / besoin »  participer à la vie de la collectivité est une manière d’apporter à notre environnement social et économique l’élasticité dont il manque pour rebondir.

Le défi : imaginer et mettre en place le paradigme qui permet de le faire.

Voici une proposition innovante et opérationnelle qui émane d’un courant de pensée portée par des chercheurs européens (belges, français, suisses …).

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Jeudi 21 janvier 2010

Faire la fête en 2010 !

« Paris, ville des lumières ! » c’est toujours avec un plaisir discret que j’entends ce cliché repris par les étrangers à qui je suis amenée à dire que je suis parisienne.

Cette expression n’a pas grand-chose à voir avec le siècle des lumières. Elle évoque l’époque flamboyante où la France montrait au monde entier sa totale maîtrise de l’électricité et la puissance de son industrie. Paris brillait de mille feux et la grande roue était 4 fois plus grande que celle actuellement aux Tuilleries.


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Mercredi 13 janvier 2010

Poire française à la dérive, que fait le ministre, qu’en pensent les citoyens ?

L’an passé, c’était les pêcheurs, hier les producteurs de lait, aujourd’hui les arboriculteurs : leurs prix de revient n’a rien à voir avec le prix d’achat qui leur est proposé. Ce matin, sur Europe 1 : cédé 0,09 € le kilo de poire, son prix de revient est de 0,38 € et il sera vendu au consommateur à 2,90 € !

Ruine, désespoir, suicide ... si non la colère.

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Mardi 29 décembre 2009

Réseaux de talents & réseaux d’influence

Il y a ceux qui peuvent et ceux qui veulent. Il faut les deux.

L’époque vers laquelle nous allons prend appui sur les capacités nouvelles et les besoins nouveaux que nous avons en matière de réseau de relation ( http://piquesel.over-blog.com/article-28294600.html ).

Ces réseaux sont bien évidement « collaboratifs » et non des « associations de malfaiteurs ». En effet, dans un monde complexe, « seul, on ne peut rien faire », c’est pourquoi il faut associer différents savoir et différents talents pour réussir un challenge.

Cependant, les choses ne sont pas si simples. Il ne suffit pas de favoriser les mises en réseau pour obtenir une vie sociale et économique fluide et réactive.

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Vendredi 11 décembre 2009

les programmes de débutance, usine à startups fiables

L’innovation, celle qui fait progresser les entreprises et l’économie, n’est plus seulement technologique. Elle devient composite : elle contient du marketing, de la finance, de la communication, de la distribution, de la sécurité, du juridique, du service …

Elle devient aussi continue. Dans ce contexte l’entreprise se doit d’être flexible et robuste. Nous entrons dans l’ère des PME en réseau. Nous quittons l’économie en étoile, organisé autour de quelques grands donneurs d’ordres.

Pour faire une PME robuste, il faut du temps. Pour croître, la PME a besoin d’être challengée et de pouvoir opérer les croissances externes qui accélèrent sa capacité d’innovation.

Dans ce contexte, la fabrication de startups devient stratégique pour l’économie. Notre approche, en particulier via les pôles de compétitivité, ne donne pas de résultats à la hauteur de nos besoins qui deviennent chaque jour plus pressants.

En effet, conçu avec une vision qui tend à pérenniser l’organisation économique en étoile, ce modèle ne convient plus aux nouvelles contraintes de notre tissu d’entreprises qui tend à se recomposer dans une structure en réseau.

Respectueuse de notre histoire et de nos valeurs collectives, les programmes de « débutance » se présentent comme une alternative qui mérite d’être testée.

Ce modèle basé sur la notion de recyclage des talents et des savoirs, s’inspire du parrainage éprouvé dans les économies grégaires, la prise de risque mutualisé du showbiz, ou encore l’accompagnement solidaire du microcrédit.

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Dimanche 27 septembre 2009

C’est eux qui le (re)disent !

Lu cet été dans Les Echos

Extrait d’une série d’articles « les grands témoins ».

http://www.lesechos.fr/info/inter/300369551-serie-d-ete---les-grands-temoins.htm

 

Où est passé l’espoir

Le 18/8/9, Noam Chomsky dénonce le développement de l’américanisme qui a broyé les lieux de vie et d’échange : les églises, les club, les écoles, les syndicats et les partis politiques : « il n’y a plus qu’un seul parti, celui des affaires ». Pour nourrir sa puissance, ce parti laisse le citoyen seul et désorganisé.

Pour sortir de la cette guerre économique nous devons d’abord construire une nouvelle démocratie, capable de gérer le bien commun, dont la finance.

Lutter contre l’isolement et la difficulté à s’organiser est le challenge majeur de notre époque.

 

Entre 1939 et 2008 : le facteur temps n’a plus rien à voir

Le 20/8/9, Alvin Toffler prône la resynchronisation de la vie financière et de la vie réelle. La première s’est mise à aller beaucoup trop vite par rapport à la seconde … c’est ainsi que « Prend le fric et tires-toi » est devenu au fil du temps la devise des gens d’argent.

Alvin Toffler a défendu l’idée qu’en période de mutation il valait mieux se concentrer sur le développement du futur plutôt que sur le contrôle du ralentissement de certains pans de l’industrie en voie de disparition.

Avec cette désynchronisation, la question est devenue sans objet : nous sommes désormais contraints d’atténuer l’effondrement et, simultanément, de reconstruire.

 

La finance est devenu un danger public

Le 25/8/9, Felix Rohatyn invite à prendre au sérieux le vice président de la chine qui suggère que l’on crée une nouvelle monnaie de réserve. Par ailleurs, l’état américain rachète des banques et des constructeurs automobiles !

Qui oserait dire que rien ne change ? Il faut donc faire évoluer nos institions.

 

Les hommes politiques donnent-ils encore de la voix ?

Le 29/8/9, Jérôme Monod révèle la conclusion à laquelle a aboutit sa réflexion sur le scande du Crédit Lyonnais : les responsabilités diluées à l’infini ont permis d’étouffer l’affaire … voilà un mode de gouvernance qui rappelle la maffia. « Oui » lui a répondu un ancien dirigeant de la banque !

La capacité de réflexion se déporte dans les Think Tank et les ONG.

Ne serait-il pas temps d’accompagner l’organisation de ces viviers d’idées et de potentiel d’action, par exemple en accentuant le capacité d’action sur l’opinion public ?

 

La reprise ne viendra pas tout seule

Le 17/8/9, Jean Marcel Jeanneney revient sur les conséquenses de la disparition de fait de l’or en tant qu’étalon et la fuite en avant des américains qui misent sur l’innovation et la relance. Les européens ont raison de travailler sur la régulation.

En réalité, il faut conduire les deux en parallèle.

 

Attention au ressentiment accumulé

Le 21/8/9, Marc Ferro dit cette phrase terrible : « maintenant, là-bas comme ici, c’est un mur qui se dresse entre l’individu moyen et le pouvoir au sens large ».

Le peuple accumule du ressentiment, celui qui permet un jour de se mobiliser …

 

Avoir une vision économique et morale du monde

Le 27/8/9, François Gros rappelle que notre système économique est basé sur l’offre et la demande. Il faut aider ceux dont l’économie peine à accéder à la prospérité. Tôt où tard ils contriburont à intensifier la demande dont le marché à besoin. Le développement par les petits projets se révèle plus efficace.

Espoir : l’Europe n’est pas en retard en matière de recherche et la nouvelle génération est mieux éduquée et plus déterminée.

Cette stratégie, inscrite dans une logique de développement durable, nécessite une vision harmonisée entre la dynamique économique et la régulation morale.

 

Préférez-vous votre argent ou vos enfants ?

Le 24/8/9, Michel Serre rappelle la précarité de l’argent fabriqué par les traders. Pierrette, devant son pot cassé, a vite compris que la richesse est éphémère et relative. Le lait tombé ne sera pas vendu, mais il faudra payer celui qui l’avait fourni … pour ce qui nous concerne, ce sera nos enfants ….à moins que nous nous mobilisions pour arrêter le massacre.

« Je vois toutes les institutions comme des dinosaures » : tout à changé, il n’est pas possible qu’elles ne changent pas elles aussi.

Dans quel sens les faire changer ? Faut-il tout redessiner ou simplement les rééquilibrer afin que les pouvoirs et les contre-pouvoirs sécurisent l’ensemble ?

 

 

Samedi 26 septembre 2009

Guerre de l’attention & guerre des talents

Echéances électorales : chacun cherche sa voie

 

Cette semaine, les élus des fédérations de l’Ile de France, comme dans toutes les autres régions, ont été réunis pour prendre connaissance des modalités d’organisation des listes et du programme qui seront soumis aux électeurs à l’occasion du renouvellement des conseils régionaux.

Les listes seront validées par des instances dont l’indépendance reste à inventer et le programme sera préparé selon des méthodes qui n’ont pas été clairement explicitées.

Ne serait-il pas plus simple d’organiser des primaires en s’inspirant des autres partis et de construire un authentique programme en tablant sur les talents et les expertises qui s’expriment dans les commissions et sur des approches différentes au sein du GRID ?

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Démocratie : nouveau cahier des charges

Comment aller enfin vers la diversité politique.

 

 

Le passage du 20ème au 21ème siècle se solde par un match nul entre le modèle de gouvernance trop étatisé de l’Est et celui trop privatisé de l’Ouest. Toutefois, en terme de longévité, il y a un léger avantage au modèle trop privatisé.

En raison de son fonctionnement inhumain, le modèle trop étatisé a fait la part belle aux apparatchiks omnipotents et a rendu son peuple fataliste, englué dans une économie approximative. Le second, en raison de son côté hyperconcurrentiel a fait la part belle aux adorateurs du veau d’or et a rendu son peuple suractif et quelque peu lobotomisé.

Un nouveau modèle de gouvernance est donc à mettre au point. Nous ne savons grand-chose de lui. Nous savons simplement qu’il va s’inscrire dans la continuité de ces expériences récentes, devenues nos références.

Les grands courants de privatisation des « infrastructures » (Vivendi, TF1, les autoroutes, certaines banques, ou encore France Télécom) se sont fait à l’insu du peuple. Toutes fois, pour rassurer les électeurs, les repreneurs du bien public se sont engagés à respecter un cahier des charges qui vise essentiellement à protéger « l’usager », devenu à l’occasion « client », afin que le service soit rendu suffisamment correctement pour ne pas susciter l’insatisfaction dans le public.

Manifestement, il manquait des chapitres à ces cahiers des charges. On le sait aujourd’hui, il fallait aller plus loin sur le registre de l’économie responsable.

Cependant, le plus précis des cahiers des charges n’est rien si sa mise en application est contrôlée de façon opaque. Or la société vers laquelle nous nous acheminons exige de la transparence. Parce que le différentiel de niveau d’éducation se réduit entre les décideurs et les administrés, notre nouvelle civilisation veut que les décideurs qui rendent des comptes aux élus et des élus rendent des comptes aux électeurs.

L’électeur ne veut plus signer le moindre blanc seing à qui que se soit. Or la gouvernance par cahier des charges semble une pratique qui a de l’avenir. Il tend à se généraliser depuis que nous prenons conscience qu’un certain nombre de biens communs à tous les hommes de la planète se révèlent nécessiter une gestion équitable et communautaire (l’air, l’eau, certain minerais …). Que la gestion en soit confiée à une ONG, une entreprise privée ou un pays démocratiquement désigné, il est nécessaire de confier le travail à quelqu’un et il est nécessaire que ce quelqu’un rende des comptes.

Dans cette forme de démocratie exigeante, l’électeur veut choisir son élu. C’est pourquoi l’intolérance exprimée par les militants vis-à-vis des candidats parachutés et des listes électorales bricolées par quelques happy few n’est pas prête de se dissiper. Bien au contraire. Les militants ont raison.

Maurice Merchier est venu à l’université de rentrée expliquer comment notre démocratie fantoche, avec son systèmes d’alternance, est la cause de notre fuite en avant dans le déficit : à chacun son tour d’engager des dépenses qui seront payées par le suivant. Terrifiant !

C’est pourquoi les partis doivent désormais proposer des cahiers des charges à leurs électeurs. Autre fois, cela s’appelait un programme, mais les programmes ne sont pas respectés. Il n’est plus possible de les proposer sans susciter la suspicion.

Un cahier des charges, c’est une promesse de résultat assortie d’une demande de moyens et des conditions de réalisation. A partir du moment où l’électeur a pris connaissance des conditions de réalisation, il accepte que le progrès passe par des sacrifices. Dans une telle démarche, il n’y a plus lieu de faire les choses en douce derrière son dos. L’électeur est explicitement responsabilisé dans ses choix. Il se sent grandi et il accepte de participer au débat. C’est à ce prix que notre civilisation donne accès à la maturité à laquelle aspirent les hommes de notre époque.

Les actions engagées sont généralement plus longues que les mandats. Il est donc nécessaire de préciser dans quel état le candidat et son équipe s’obligent à laisser le projet en fin de mandat. C’est notamment ainsi que nous pourrons amorcer une parade sérieuse vis-à-vis du déficit (et tous ses sujets connexes).

Rédiger un cahier des charges est un travail sérieux. Dans les entreprises, il est souvent confié à des consultants chevronnés qui s’appuient sur des études de faisabilité tout aussi sérieuses.

Ainsi, dans l’optique d’une échéance électorale, il faut fournir un travail impliquant. Il est normal que les contributeurs entendent en tirer un retour personnel. Tout naturellement, une place élective devient le juste salaire du travail fourni. A partir de ce moment là, la liste des candidats n’est plus un assortiments de pots de fleurs et de faire-valoir, mais des contributeurs, engagés, intégrés dans une équipe qui a démontré sa capacité à co-produire un cahier des charges crédible. Chacun y joue un rôle précis. Le leader s’impose par son charisme.

Nos institutions permettent la diversité géographique, mais pas la diversité culturelle, ce qui est la cause de bien des bévues au sein du parlement. Avec l’introduction de cette notion de cahier des charges, de par la diversité d’expérience et de compétences requise pour la préparation d’une élection, les listes présentées gagneront de façon significative en représentativité de la population.

Les propositions construites dans ce type d’organisation seront peut-être plus robustes, elles seront surtout mieux comprises par les militants et donc mieux développées auprès des électeurs.

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