Le blog de Geneviève - B

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Mardi 1 mai 2012

La prospective & la futurologie

Les présidentielles se terminent. Nous avons constaté la difficulté des candidats à se positionner face à des scenarii probables et donc à justifier leurs prises de position à court terme.

Certains ont attribué cet état de fait à une classe politique qui depuis plus de 15 ans se développe « hors sol », mais ce n’est pas la seule explication : ils ont fait de la prospective et non de la futurologie.

Nous avons très peu de chercheurs en futurologie. Par conséquent, la tâche d’imaginer le futur proche a été confiée à des prospectivistes. Ce qui ne donne pas le même résultat !

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Lundi 23 avril 2012

Bayrou : licencié à son tour ?

C’est l’histoire d’un homme qui présente sa candidature à la présidence de la république française sans CV, sans vision prospective, sans équipe crédible, et avec une méthodologie de conduite d’une campagne présidentielle extraite des manuels du 20ème siècle.

·        Qu’a-t-il fait dans sa vie qui force le respect ?

·        Qu’a-t-il proposé au citoyen qui donnerait envie de se mobiliser pour atteindre un objectif désirable ?

·        Qui sont les talents qui ont relayé sa campagne et démultiplié sa capacité d’écoute ?

·        Le candidat 1.0 de 2007 est-il passé au 2.0 ?

 

Dans les partis, au Modem comme ailleurs, certains citoyens donnent de leur temps et de leur expertise pour construire des hypothèses et façonner des propositions. Le candidat autoproclamé de ce parti les a fuit et parfois même chassés.

Ainsi, à tous les handicaps déjà évoqués, il faut ajouter la rancœur que ce candidat a rependue dans son propre camps.

 

De fait, les électeurs n’ont pas trouvé une appétence suffisante pour faire confiance à un homme qui affiche son attachement au passé dans sa posture de présidentiable, tel un futur monarque qui fait semblant d’écouter et qui ne mise que sur sa capacité à faire de beaux discours, certes particulièrement vibrants ?

Les français ont répondu : oui monsieur Bayrou, vous parlez bien, cela vaut 8 % de remerciements, mais aussi un licenciement immédiat.

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Mardi 17 avril 2012

Favoriser les bons riches ?

Dans leur livre "A quoi servent les riches", Nicolas Lecaussin et Jean-Philippe Delsol nous amènent à regarder le libéralisme avec bienveillance.

Leur message : il y a des bons riches. Chaque fois que les gouvernements ont tenté de les spolier, il y a eu une baisse du rendement de l’impôt, exemples à l’appui.

Les auteurs ne s’éternisent pas pour définir ce que c’est qu’un riche. A priori, pour chacun de nous, c’est quelqu’un dont les revenus sont au moins 2 fois supérieurs au notre.

Contrairement aux idées reçues, au fil du temps, les écarts de richesse se resserrent. Même la reine d’Angleterre est concernée. Ce processus devrait s’affirmer avec l’économie de l’immatériel.

En effet, la richesse ne provient plus simplement de la combinaison du capital et du travail, mais aussi des savoirs et des talents. Or, les talents et les savoirs ne sont pas seulement sensibles à l’argent, ils ont besoins d'un contexte attractif pour donner leur pleine mesure. Ils ne peuvent pas s’épanouir dans un contexte brutal, cupide, vénal à outrance, calculateur, cynique … etc.

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Mardi 3 avril 2012

Nos doctorés sont en arrière boutique … un peu comme au musée de la dentelle à Calais !

Les titulaires d’un doctorat des universités françaises partagent un forum de discussion sur Viadéo.

 

Un débat vient de s’y tenir à propos de la reconnaissance du titre de docteur (hors médecine) en France. En particulier, pourquoi les formulaires administratifs ne proposent pas de déclarer un niveau d’étude supérieur à « bac + 5 » ?

 

La réponse tiendrait au fait que dans l’administration (hors éducation nationale), cette information serait sans objet puisque les filières supérieures reconnues sont celles qui passe par les grandes écoles (dont l’ENA et Polytechnique). Par extension, le niveau d’étude en France est systématiquement bridé.

 

Cette singularité étonne les étrangers qui cherchent désespérément le nom de nos grandes universités. Elle révèle surtout notre archaïsme qui induit une réalité préoccupante : pas assez d’élite pas assez diversifiée et, cerise sur le gâteau, repliée à l’intérieur de la méritocratie qu’elle s’est forgée.

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Lundi 19 mars 2012

Présidentielles : le meilleurs est dans la désolation

Les français sont navrés par les candidats aux élections présidentielles de 2012 : pas de proposition prospective, seulement des mesures enfilées comme des perles sur un collier.

L’équipe sortante se distingue par son agressivité, notamment envers l’équipe annoncée gagnante … qui, elle, se méfie de tout.

Or, plus visibles que les autres, ces deux équipes marquent l'esprit de la campagne. La déception qu’ils suscitent rappelle aux électeurs qu’ils doivent prendre leur sort en main.

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Vendredi 2 mars 2012

Tous néo-capitalistes !

Nul ne peut prétendre la bloquer la marrée. De même, nul ne peut bloquer la mutation que nous sommes entrain de vivre.

Sur le plan socioéconomique, cette mutation se caractérise par l’émergence d’une nouvelle réalité quant à la détention du capital.

Dans la logique de l’ère industrielle, pour que des produits, des biens et des services soient mis sur le marché, il faut qu’un « capitaliste » acquière, à partir d’une idée ou d’un brevet dont il peut jouir, des équipements de production. Ensuite, au grès des caprices de son marché, il lui suffit d’acheter de la matière première et de salarier des collaborateurs en contre partie du temps qu’ils donnent à l’entreprise … et puis le « capitaliste » s’arroge les bénéfices en récompense de ses initiatives fructueuses.

Or, nous assistons à une montée en puissance des éléments de la place prise par les talents et les savoirs dans ce processus, ce qui nous impose un nouveau paradigme.

Ainsi, le beau schéma simpliste qui a pu fonctionner à l’ère industrielle ne tient plus, car la création de richesse repose sur la capacité à mettre en synergie des biens, des savoirs et des talents. De surcroît, toute entreprise ne peut rien faire sans adosser sa capacité de production au bien commun (infrastructure, éducation, santé, justice, culture …).

De ce fait, le capitalisme, qui a joué un rôle stratégique à l’ère industrielle ne devient plus qu’une composante. En revanche, le bien commun devient déterminant.

Or, le bien commun résulte de la contribution, sous une forme ou sous une autre, des contributions des vivants et des générations précédentes. Il constitue le patrimoine d’une nation qui ne saurait être confié à des intérêts privés.

Les démocraties occidentales, sous leur forme actuelle ne cessent de montrer leurs faibles, en France tout particulièrement en raison de la centralisation récurrente. Le travail de refonte de notre paradigme doit s’attarder sur les nouvelles formes de démocraties.

 

Les richesses du sol deviennent plus que jamais une des deux composantes majeures d’un pays. L’autre composante est sa manière de mettre en valeur ses citoyens.

Néanmoins, il revient à chacun de cultiver ses savoirs, ses talents et son réseau de relation. Le mode de récompense qui en découle est le nœud du nouveau paradigme que nous avons à inventer … Marx avait un peu raison, nous sommes tous en train de devenir capitaliste, mais pas comme prévu : seulement en richesse non marchande.

Dimanche 29 janvier 2012

Camille vote Pierre Rabhi

Hier, Laurent Ruquier, dans sa très médiatique émission « on est pas couché », a présenté aux français une chanteuse particulièrement créative : Camille. 

Il lui a demandé ses intentions de vote pour la présidentielle de 2012. Elle a répondu Pierre Rabhi. Laurent Ruquier ne semble pas connaître ce monsieur qui d’ailleurs n’est pas candidat.

Les autres invités ont élucidé la réponse à cette même question. Ils ont néanmoins exprimé l’idée qu’aucun des candidats possibles ne semblait être l’homme miracle.

 

Pierre Rabhi n’est pas lui-même l’homme miracle, mais il est sans doute un des hommes qui contribue au miracle espéré par les électeurs.

Le courant de pensée auquel il appartient fabrique jour après jour le ferment du changement de paradigme auquel nous assistons. Il propose des premières solutions qui apparaissent inapplicables pour tous les acteurs du système en place. En revanche, ses solutions semblent très accessibles à tous ceux qui commencent à co

mprendre le mouvement qui nous mène dans le « monde d’après ».

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Samedi 14 janvier 2012

2011 : an zéro des monnaies complémentaires en France

Tout comme les nouvelles énergies se révèlent être des gisements de renouveau social et économique, les monnaies complémentaires, poussées uniquement par des initiatives citoyennes, se révèlent être de formidables instruments de renouveau démocratique, de dynamisation de l'économie et d'instrument d'adaptation sociétale.

Tout comme, en leur temps, les citoyens ont transformé la royauté en république, ils transforment l'économie pyramidale en économie collégiale.

En France, l'année zéro de ce mouvement est 2011. Bilan.

 

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Vendredi 6 janvier 2012

N’oubliez pas l’expérience

Selon l’Inserm, les capacités cognitives commencent à décliner dès 45 ans : le sujet comprend moins bien, il est moins vigilent.

Mais … c’est aussi l’âge à partir duquel les carrières sont fragilisées, notamment chez les cadres. Cette étude arrive aux mêmes conclusions que les DRH. Ils ont donc raison.

Pas si sûre : en avançant en âge, les sujets commencent à posséder des référentiels de décision très étoffés. Ceci présente l’avantage de prendre des décisions plus à propos.

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Samedi 31 décembre 2011

Qui en 2012 !

Les candidats aux présidentielle de 2012 relisent leurs programme de 2007. J’espère qu’ils perçoivent la nécessité de le réécrire.

En 5 ans, les signes de mutation se sont accélérés.

A leur manière, Sarkozy et DSK ont achevé de rendre obsolète la démocratie façon 5ème république. Le 2ème parce qu’il a mis en garde sur la nécessité de confier le pouvoir suprême à une personnalité saine. Le 1er parce qu’il a rendu trop visible les limites du libéralisme à la française.

La presse nationale et internationale relève les promesses non tenues et les rétro-décisions du locataire de l’Elysée. Un malheureux record !

Ses prédécesseurs ont eu plus de chance. En effet, les erreurs sont possibles lorsque la conjoncture est porteuse. Elles sont impardonnables lorsque tous les clignotants se mettent au rouge … Nous avons les sirènes qui hurlent à présent.

Le candidat qui trouvera grâce aux yeux des français sera celui qui comprendra les fondements du changement et qui construira une offre politique à la mesure des enjeux.


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