Blog de Geneviève - B

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Lundi 31 mars 2014

Notre renaissance en 5 mots

Entropie, sérendipité, procrastination, empathie et résiliencesont des mots nouveaux pour la plus part d’entre nous, mais de plus en plus familiers pour ceux qui contribuent à la réflexion sur les changements auxquels nous devons faire face.

Voici pourquoi par ordre d’entrée en scène.

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Mercredi 26 mars 2014

BPI, Numérique et attractivité américaine

Nicolas Dufourc, président de la BPI, a présenté à Cap Digital les efforts qui ont été opérés pour rendre le parcours des startups moins chronophage. Il a également expliqué la stratégie qui va être déployée pour favoriser l’éclosion de succès retentissants comme Business Object (il y a 18 ans) et Critéo.

Un de ses modèles d’inspiration est Israël. Sa focale de prédilection : les projets pensés pour prendre d’emblée une dimension internationale.

Que les équipes se délocalisent aux USA pour tout ce qui concerne le marketing et la commercialisation ne lui pose pas de problème, au contraire. Que les entreprises se fassent coter au Nasdaq n’est pas non plus un problème. En revanche, qu’une jeune startup lève des fonds américains lui semble très désagréable … même s’il reconnaît que sa stratégie crée des tentations !

Ainsi, pour l’industrie traditionnelle, nous regardons vers la Chine et pour le numérique, nous regardons vers les USA.

Et l’Europe ? À quel moment allons-nous jouer le jeu de l’UE ? À quel moment allons-nous construire notre avenir avec et pour la cible la plus recherchée de la planète : 560 millions de citoyens européens qui bénéficient, quoi qu’on en dise, de la meilleure qualité du vivre ensemble.

Si nous voulons conserver cet avantage et même le faire prospérer, il faut que nous nous mettions à faire évoluer notre fonctionnement social et économique sur l’ensemble de notre espace politique. Le numérique en est une composante stratégique. C’est même autour des opportunités offertes par le numérique que se reconstruit le monde de demain.

 

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Lundi 24 mars 2014

Municipale : le changement est reporté

Balkani (le tricheur), Guasguen (le grossier monsieur « no, we can’t ») voir même Copé (le donneur de leçons) sont réélus dès le premier tour. C’est une mauvaise nouvelle.

·        Soit ils ont triché, ou du moins tiré des ficelles comme savent le faire les vieux routiers de la génération sortante,

·        Soit leurs électeurs manquent de discernement.

Dans les deux cas, nous devons avoir honte. Ces gens-là sont au pouvoir depuis trop longtemps pour que nous puissions encore leur accorder notre confiance dans leur capacité à comprendre le changement, à l’anticiper et à faire des propositions crédibles.

Durant cette élection municipale, des entrepreneurs se sont engagés avec quelques têtes d’affiche réellement entrepreneuses comme Denis Paire, Charles Beigbeder ou encore Jean Christophe Fromantin. Ce dernier tire brillamment son épingle du jeu, certes sur des terres où l’entrepreneuriat est une chose sans doute mieux comprise qu’ailleurs. Je m’en réjouis, mais à présent il faut aller plus loin.

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Mercredi 12 février 2014

Tout change, même le "vivre en famille"

Des familles plutôt catholiques sont descendues dans la rue avec leurs enfants au motif que, pour faire un enfant, il faut un papa et une maman. Visuellement, la manifestation avait une certaine tenue : des jolies couleurs et des sweat-shirts de qualité. A part cela, on pouvait y entendre des propos bizarres, en apparence pas bien réfléchis ni vérifiés.

Le sujet est de portée internationale, la cérémonie d'ouverture des JO 2014 y a consacré un bref tableau avec des papas, des mamans, des bébés et des landaus rouges.

Dans la pratique, la PMA (procréation médicalement assistée) et la loi du genre sont les thèmes sous-jacents qui ont le plus marqué les esprits. La fragilisation des familles, la PMA et la théorie du genre sont des sujets nouveaux et très importants. Ils nécessitent des débats distincts, menés éloigné de toute idéologie, avec la volonté d'engager des actions sur le long terme.

Il serait opportun de se poser la question "pourquoi ce mouvement", "comment se place-t-il dans le désir de changement" ?

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Lundi 23 décembre 2013

Les indicateurs de pollinisation de l’innovation

Le PIB est remis en question car il ne correspond plus à nos besoins. De nombreuses propositions alternatives voient le jour. Aucune ne semble prendre en compte l’importance de l’innovation qui devient un moteur essentiel de notre renouveau.

Enjeux

La mondialisation telle que nous l’avons connue durant ces 30 dernières années évolue pour de nombreuses raisons, en particulier :

·        Les continents vont stabiliser leur démographie et leur rattrapage socioéconomique. Ceci passe par une élévation du niveau d’éducation et une appropriation des technologies éprouvées. Aller à la conquête de ces marchés ne présentera plus l’attractivité des années 90, alors que les contraintes demeureront : éloignement, clivages culturels et politiques … etc. Ainsi, pour les investisseurs, il devient plus pertinent de reconstruire une nouvelle économie localement. Cette reconstruction passe par de nouveaux acteurs, porteurs d’une nouvelle perception des marchés et de leur fonctionnement.

·        Pour conquérir ces marchés lointains, les occidentaux ont favorisé l’émergence de grandes entreprises robustes et conquérantes. Or, leur rentabilité devient critiquable car elles s’avèrent moins performantes sur le long terme que des entreprises à taille humaine, fonctionnant en maillage avec des partenaires, constituant un tissu entrepreneurial réactif.

Ainsi, progressivement, les « états – continents » (états groupés en continents), vont organiser leurs échanges différemment : seuls les matières premières et les biens et services d’exception vont faire l’objet d’échange. Ce phénomène est en marche.

Par exemple, par le biais du recyclage, nous restreignons déjà l’import de certains minerais.

La création de richesse passe donc par l’innovation et plus globalement par la recherche d’excellence. Sur le plan macro-économique, cette forme de création de richesse devient aussi importante que l’exploitation des matières premières exportables.

La guerre des talents est ouverte depuis plus de 20 ans, par exemple pour ce qui concerne la Silicon Valey qui attire à elle les informaticiens de talent du monde entier …etc.

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Mercredi 11 décembre 2013

Les récompenses chez les Babayagas : innovation générationnelles

Les civilisations traditionnelles des continents émergeants revendiquent fièrement le respect qu’ils témoignent à leurs aînés encore vivants. Effectivement, s’ils sont encore vivants, c’est qu’ils ont su se prémunir contre les innombrables dangers de la vie. Ils sont donc expérimentés. Il faut les écouter.

Nous passons auprès d’eux pour des irrespectueux. Il est vrai que nos aînés encore en vie passent souvent pour des personnes dépassées, nostalgiques d’un passé que nous ne recréerons jamais.

Ce malentendu générationnel est catastrophique pour l’ensemble de notre communauté. Car à l’intérieur de nos aînés « dépassés », il y a une âme qui a du temps, de l’amour et du savoir mais aussi de "l’expérience", cette expérience intemporelle qui se fabrique au grès des moments de bravoure et de trahisons accumulés tout au long de la vie. Il y a aussi la mémoire du passé récent, celui qui fait que les choses de maintenant ne sont pas toujours ce qu’elles devraient être en théorie.

Négliger cette richesse représente une double peine pour la société :

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Mercredi 25 septembre 2013

quelle industrie pour notre nouvelle civilisation ?

Quelle tissu entrepreneurial convient à notre nouvelle civilisation ?

 

Texte (version longue) de mon introduction au débat du 25/9/13 avec Louis Galois sur l’industrie.


Cet été 2013, notre député pyrénéen Jean Lassale a entrepris une marche à travers la France pour aller à la rencontre des citoyens.

Il a trouvé une France « résignée ».

Cette France-là aspire à sa réindustrialisation. Mais concrètement que souhaite-t-elle faire : faire repartir les marais salants vendéens, les filatures de Roubaix et les coutelleries de Thiers ? Si cela se fait, ce sera avec des usines automatisées, dans la limite de la demande des marchés locaux et mondiaux et en respectant les bonnes pratiques de l’économie circulaire.

Submergés par la complexité des conditions à remplir, les citoyens ont conscience qu’ils sont dépendants des investisseurs, des distributeurs ou encore des talents qu’ils vont devoir attitrer … ils ont l’impression que le mot « impossible » est devenu français.

Alors, que faire ?

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Vendredi 13 septembre 2013

A qui appartient une entreprise aujourd’hui ?

Petite parabole :

Par le passé, j’ai acheté un champs. J’ai demandé à des ouvriers agricoles de le cultiver. En contrepartie, je leur ai concédé une partie de la récolte.

Par la suite, j’ai créé une usine. J’y ai transféré mes ouvriers et je leur ai appris à faire marcher les machines que j’ai acheté. Avec l’argent de la vente de leur production, je leur versais un salaire et je remboursais l’emprunt qui a permis d’acheter les machines. Je n’avais pas de problème pour vendre car cela se passait avant la mondialisation et donc nous avions le contact direct avec nos clients. Ils nous faisaient faire des progrès et nos relations régulières nous permettaient de prévoir notre propre avenir.

Tant dans mes activités agricoles qu’industrielles, l’état a ponctionné une partie de mes bénéfices pour assurer son propre fonctionnement et apporter une protection sociale à mes ouvriers.

A présent, je me suis lancée dans la création d’une startup pour exploiter une idée intéressante. J’ai déposé des brevets sur des procédés mis au point avec mon équipe, composée de jeunes, sortis des meilleures universités de la région. Peu à peu, les clients se sont mis à apprécier nos innovations, mais il a été difficile de se faire connaître. Nous avons beaucoup travaillé,  mais heureusement, nous avons bénéficié d’aides publiques sous différentes formes.

Notre entreprise va bien, tellement bien qu’elle intéresse des investisseurs qui m’en proposent un bon prix. Je sais que ce qui les intéresse vraiment. Sans doute les brevets, les savoirs faire et les beaux cerveaux universitaires qui nous sont restés fidèles.

Au mieux, ils vont délocaliser l’entreprise, au pire, ils vont la tuer car notre offre fait concurrence à un géant du secteur qui peine à se moderniser, mais qui dispose de très grands moyen pour pérenniser sa survie sur le marché.

Si j’accepte leur offre, je vais pouvoir me lancer dans des projets plus personnels. En revanche, mes collaborateurs, à qui je dois une part importante cette fortune, ne toucheront rien (ou si peu).

Les instances publiques qui m’ont aidé ne toucheront rien non plus. Bien au contraire, non seulement elle va devoir prendre à sa charge les chômeurs qui vont immanquablement apparaître, mais elle va être spoliée du patrimoine de savoir que nous avions développé.

Tant mieux pour moi, mais est-ce bon pour la communauté ? Existe-t-il une solution plus équitable ?

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Dimanche 1 septembre 2013

Une offre politique libérale aujourd'hui ?

La pensée libérale prend ses origines à la fin du 18ème siècle et s’est développée durant le 19ème siècle. A partir du 20ème siècle, elle est iconisée par les uns et diabolisée par les autres.

Pour le commun des mortels, nous sommes dans une économie libérale qui favorise l’accumulation de richesses dans certaines couches de la société et de la misère dans d’autres.

En réalité, nous ne sommes pas dans une économie libérale, mais dans une économie de marché, soumise à une doctrine économique qui a pour postulat que le marché s’équilibre naturellement entre l’offre et la demande.

Cette doctrine favorise les adeptes de « la loi du plus fort ». Elle présente une faille : les entreprises, qui font l’offre, sont amorales. L’empilement des règles et de lois visant à les contraindre à un minimum de respect de l’environnement (au sens le plus large) n’y peut pas grand-chose car les lois sont contournées à l’infini.

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Jeudi 22 août 2013

Génération PUB : dénuée d’empathie

Depuis les années 60, les enfants grandissent dans un nuage de publicités TV et radio. Dans le même temps, la spiritualité s’efface de nos vies quotidiennes.

Ainsi, les générations montantes reçoivent des invectives pour optimiser leur bien-être matériel et social (comment soigner son image), mais peu de signaux leur rappellent les valeurs morales qui les lient à leurs familles, les collègues et les concitoyens.

La carte qui représente la concentration de personnes vivant seules en France coïncide avec celle qui représente l’effervescence économique. Ainsi, pour ces générations qui prennent peu à peu les rennes de notre vie sociale et économique, les films et les séries télévisuelles qui montrent des familles unies et entourées d’amis généreux font partie du monde irréel dans lequel chacun aimerait trouver sa place. Pour autant, il leur semble impossible de faire le nécessaire pour que ce rêve devienne une réalité.

Dans une période où les idées prospectives sont les bienvenues, il est bon de revenir sur ce constat social et moral peu reluisant.

Les enfants cernent mal leurs droits et leurs devoirs vis-à-vis de leurs aînés et de leurs propres enfants. L’idée qu’ils sont des passagers dans la vaste histoire de leur famille et de leur nation leur semble complétement irréelle. Et pourtant, ils en sont la continuité charnelle et psychique, à des degrés plus ou moins prononcés.

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